Le prix du gaz augmente-t-il en mai 2026 ?
En mai 2026, le Prix Repère Gaz publié par la CRE s'établit à 0,12558 €/kWh TTC sur le profil chauffage, avec un abonnement annuel de 344 €. Sur le mois, la variation est de +20,6 %, et de +8,1 % sur un an. La dernière publication CRE — passage de avril 2026 à mai 2026 — se traduit par une hausse de +300 € sur la facture annuelle d'un foyer chauffé au gaz consommant 14 000 kWh/an.
La double lecture mois sur mois et an sur an est la bonne grille de lecture pour ne pas confondre un pic conjoncturel avec une tendance de fond. Une hausse mensuelle isolée s'absorbe : c'est la persistance de la tendance annuelle qui doit guider une décision de bascule en prix fixe ou de changement de fournisseur. Le détail mois par mois sur la dernière année permet de situer chaque variation dans la série complète :
| Mois | kWh chauffage | kWh cuisson | Abo. chauffage | Variation kWh |
|---|---|---|---|---|
| Mai 2026 | 0,12558 € | 0,15616 € | 344 €/an | +20,6 % |
| Avril 2026 | 0,10415 € | 0,13488 € | 344 €/an | -0,9 % |
| Mars 2026 | 0,10513 € | 0,13568 € | 344 €/an | +5,3 % |
| Février 2026 | 0,09982 € | 0,13042 € | 344 €/an | +1,3 % |
| Janvier 2026 | 0,09857 € | 0,12913 € | 344 €/an | -4,1 % |
| Décembre 2025 | 0,10282 € | 0,13400 € | 331 €/an | -0,6 % |
| Novembre 2025 | 0,10345 € | 0,13464 € | 331 €/an | +0,1 % |
| Octobre 2025 | 0,10337 € | 0,13456 € | 331 €/an | -1,9 % |
| Septembre 2025 | 0,10541 € | 0,13660 € | 331 €/an | -2,4 % |
| Août 2025 | 0,10801 € | 0,13920 € | 331 €/an | -0,5 % |
| Juillet 2025 | 0,10852 € | 0,13970 € | 291 €/an | -1,4 % |
| Juin 2025 | 0,11002 € | 0,13895 € | 277 €/an | -5,3 % |
Grilles définitives publiées par la CRE pour les douze derniers mois. La colonne « Variation kWh » compare chaque mois au précédent — la couleur signale les baisses.
Pourquoi le prix du gaz augmente : 5 facteurs qui font bouger votre facture
Le Prix Repère Gaz n'augmente jamais au hasard. Cinq leviers, pondérés différemment, expliquent l'essentiel des variations mensuelles et des chocs durables observés depuis 2018. Connaître la mécanique permet d'anticiper la prochaine échéance plutôt que de la subir au moment de la facture.
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Le marché de gros européen (PEG France et TTF)
C'est le principal moteur des variations mensuelles. Le prix du gaz s'échange sur le hub PEG France, lui-même corrélé au TTF néerlandais (la référence européenne), où s'équilibrent l'offre et la demande : tensions géopolitiques, niveau des stockages, demande hivernale, prix du GNL américain et qatari. La France importe 99 % du gaz qu'elle consomme — toute tension à l'étranger se ressent rapidement sur la facture intérieure. Une variation de 10 €/MWh sur le TTF se répercute en quelques mois sur la composante approvisionnement du Prix Repère.
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L'accise sur le gaz naturel (ex-TICGN)
Fixée chaque année dans la loi de finances, l'accise s'applique sur chaque kWh consommé. Elle a été revalorisée à plusieurs reprises depuis 2024 pour rejoindre la trajectoire fiscale européenne. Toute hausse de l'accise se répercute mécaniquement sur le Prix Repère et sur tous les contrats résidentiels — y compris les offres « à prix fixe », qui ne bloquent que le HT.
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Les tarifs d'acheminement GRDF (ATRD)
L'ATRD (acheminement de distribution) et l'ATRT (transport) évoluent chaque 1ᵉʳ avril sur la base d'une délibération annuelle de la CRE. Une hausse moyenne de 3 % sur l'ATRD se traduit par 1 à 2 % de hausse sur le Prix Repère après pondération — un mouvement régulier, prévisible et indépendant du marché de gros.
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Les frais commerciaux du fournisseur de référence
Coûts de gestion clientèle, équilibrage du portefeuille, stockage saisonnier, marge commerciale. Mis à jour deux fois par an (avril et octobre) par la CRE, ils ont une amplitude limitée mais contribuent aux ajustements de second ordre — quelques dixièmes de centimes par kWh à chaque révision.
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Les chocs exogènes (crises, ruptures réglementaires)
Crise ukrainienne en février 2022, bouclier tarifaire d'octobre 2021 à juin 2023, suppression du tarif réglementé fin juin 2023, alignement des ELD sur GRDF : ces ruptures ne sont pas des facteurs récurrents mais elles redéfinissent la base de calcul pendant plusieurs trimestres. Elles expliquent l'essentiel des hausses violentes de la décennie.
- PEG — Point d'Échange de Gaz France
- Place de marché unique où s'échange le gaz naturel sur le territoire français. Le prix PEG (€/MWh) reflète l'équilibre offre / demande sur le marché de gros et constitue la principale composante variable du Prix Repère.
- ATRD — Accès des Tiers au Réseau de Distribution
- Tarif réglementé que les fournisseurs versent à GRDF pour acheminer le gaz jusqu'au compteur. Délibéré chaque année par la CRE pour application au 1ᵉʳ avril, indépendamment du prix de l'énergie.
- Accise sur les gaz naturels
- Taxe perçue sur chaque kWh de gaz consommé, fixée annuellement en loi de finances. Elle a remplacé l'ancienne TICGN en 2022 et a connu plusieurs revalorisations depuis 2024.
Le coût d'approvisionnement intégré dans le Prix Repère du mois M s'appuie sur la moyenne des cotations PEG des mois M-1 à M-3. En clair : une flambée des cotations à terme aujourd'hui se lit dans la facture des particuliers 2 à 4 mois plus tard. C'est la fenêtre dans laquelle bascule un foyer attentif en offre à prix fixe, avant que la hausse n'arrive sur sa propre grille.
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Historique des augmentations du prix du gaz depuis 2013
Reculons d'un cran. Le graphique ci-dessous retrace l'évolution du kWh chauffage gaz depuis janvier 2013, en combinant l'ancien tarif réglementé (TRV, supprimé en juin 2023) et le Prix Repère publié depuis. La courbe rend visibles les cinq grandes phases du marché : stabilité 2013-2017 (le TRV évolue peu, dans une fourchette de 0,045 à 0,058 €/kWh), hausse modérée 2018-2020, flambée énergétique 2021-2022, gel par le bouclier tarifaire 2022-2023, normalisation depuis 2024 entrecoupée par les revalorisations d'accise.
Source : CRE — TRV gaz jusqu'en juin 2023, Prix Repère Gaz publié mensuellement depuis.
La lecture annuelle confirme l'ampleur du choc et la rapidité de la normalisation. Le graphique en barres ci-dessous reprend la moyenne annuelle du kWh chauffage depuis 2013, sur l'ensemble du périmètre disponible (TRV puis Prix Repère) :
Source : CRE — moyenne annuelle des publications mensuelles. 2013-2022 : valeur de janvier (TRV stable). 2023+ : moyenne des publications mensuelles (TRV puis Prix Repère).
Quatre moments expliquent à eux seuls l'essentiel des mouvements constatés depuis 2013 :
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2013-2017 : la stabilité du tarif réglementé
Sur cette période, le TRV gaz d'Engie évolue dans une fourchette étroite — entre 0,045 et 0,058 €/kWh chauffage TTC. Le marché PEG est plat, l'approvisionnement européen est sécurisé par les contrats long terme avec la Russie et la Norvège, et la TICGN évolue peu. Les variations mensuelles dépassent rarement 3 %, et l'annonce d'une hausse fait l'actualité — un univers de prévisibilité qui prendra fin avec 2018.
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2018 : +20 % en un an sur le tarif réglementé
L'année 2018 a été marquée par une succession de hausses du TRV, principalement liée à la revalorisation de la TICGN (ancêtre de l'accise) et à des tensions géopolitiques sur les zones productrices (États-Unis, Russie, Qatar). Le déploiement du compteur Gazpar a également pesé via les coûts d'investissement répercutés sur l'ATRD GRDF. Le tarif réglementé est revenu à la baisse en 2019 sous l'effet d'un blocage politique, mais le palier était installé.
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2021-2022 : la flambée énergétique européenne
La reprise post-Covid a tendu la demande mondiale dès l'été 2021, avec des hausses mensuelles cumulées de plus de 50 % entre janvier et octobre 2021. L'invasion de l'Ukraine en février 2022 a coupé une part majeure de l'approvisionnement européen et porté le marché PEG à des sommets historiques. Le point haut de la crise énergétique a été atteint en janvier 2023, avec un kWh chauffage à 0,10350 €/kWh TTC avant que le bouclier tarifaire n'absorbe l'essentiel du choc côté facturé.
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2024-2025 : normalisation et revalorisations d'accise
Le marché PEG s'est détendu dès le printemps 2024 sur fond d'hiver doux, de stockages européens reconstitués et de baisse de la demande industrielle. Le Prix Repère Gaz a accompagné ce mouvement à la baisse, mais les revalorisations successives de l'accise sur le gaz naturel en juillet 2024 puis 2025 ont partiellement contrebalancé l'effet — d'où une trajectoire en dents de scie plutôt qu'une baisse linéaire.
Entre le pic de janvier 2023 (0,10350 €/kWh) et le creux de avril 2024 (0,08792 €/kWh), un foyer chauffé au gaz consommant 14 000 kWh/an a vu sa facture annuelle « énergie » varier d'environ 218 €. C'est l'amplitude possible d'un seul cycle de marché — celle qui justifie de surveiller la trajectoire plutôt que la valeur ponctuelle d'un mois.
Au-delà du pic conjoncturel, la trajectoire de fond est sans appel : la facture de gaz d'un ménage français a quasiment doublé en neuf ans. Pour un foyer chauffé au gaz et consommant 11 200 kWh/an, le total annuel est passé de 747 € en juin 2016 à 1 511 € en septembre 2025, après un pic à 1 668 € en avril 2025 — soit +102 % sur la période, dont +123 % au sommet. La répartition entre les trois grandes composantes a profondément changé :
| Composante | Juin 2016 | Septembre 2025 | Variation | Part 2016 → 2025 |
|---|---|---|---|---|
| Fourniture (molécule de gaz) | 284 € | 665 € | +134 % | 38 % → 44 % |
| Acheminement (réseaux GRDF + stockage) | 291 € | 408 € | +40 % | 39 % → 27 % |
| Taxes & contributions (accise, CTA, TVA) | 172 € | 438 € | +155 % | 23 % → 29 % |
| Total facture annuelle | 747 € | 1 511 € | +102 % | 100 % |
Sources : Cour des Comptes (rapport de mars 2024) et CRE (publications mensuelles du Prix Repère). Foyer de référence : 11 200 kWh/an, profil chauffage B1, zone tarifaire 1.
Trois enseignements ressortent de cette décomposition. Le coût de la molécule de gaz (achat sur les marchés de gros) explique près de la moitié de la hausse — c'est la composante la plus volatile, exposée directement aux chocs géopolitiques. Les taxes, deuxième contributeur, ont progressé encore plus vite (+155 %) tirées par la trajectoire fiscale européenne sur l'accise. L'acheminement a lui aussi augmenté en valeur absolue (+117 €), mais sa part relative recule : les hausses ATRD-ATRT pèsent moins quand le coût de la molécule s'envole.
La consommation de gaz en France a baissé de 25 % entre 2019 et 2024, sous l'effet conjugué de la sobriété, des hivers doux et du remplacement des chaudières gaz par des pompes à chaleur. Mais les coûts du réseau GRDF restent fixes : 200 000 km de canalisations à entretenir, quelle que soit la quantité acheminée. Résultat : le coût par kWh transporté augmente mécaniquement à chaque délibération CRE — l'ATRD7 a été revalorisé de +27,5 % en juillet 2024, suivi d'un nouveau rattrapage de +6 % en juillet 2025. Cette dynamique structurelle pèse durablement sur les factures, indépendamment du marché de gros.
Calculez l'impact d'une hausse sur votre facture gaz
Pour chiffrer concrètement l'effet d'une augmentation sur votre propre facture, choisissez deux mois publiés par la CRE et entrez votre consommation annuelle. La calculette compare la facture aux deux dates sur la base du Prix Repère Gaz, avec le détail kWh + abonnement annuel TTC :
Calculez l'évolution de votre facture gaz
Choisissez deux mois et votre consommation annuelle : la calculette compare la facture aux deux dates sur la base du Prix Repère Gaz publié par la CRE.
Le marché européen du gaz traverse une nouvelle phase de tension depuis le début de l'année 2026. Les tensions autour du détroit d'Ormuz — par lequel transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole et une part significative du GNL qatari à destination de l'Europe — ont fait bondir le contrat TTF (référence européenne) à plus de 60 €/MWh en mars 2026, soit +76 % sur la semaine au plus fort de la crise. À titre de comparaison, le TTF avant la crise de 2021-2022 oscillait autour de 18 €/MWh.
Trois facteurs aggravent la vulnérabilité européenne par rapport à la précédente crise : les stockages européens sont entrés dans 2026 à 46 Gm³ fin février — contre 60 Gm³ en 2025 et 77 Gm³ en 2024 au même moment ; 8 % seulement des importations de GNL de l'UE proviennent du Qatar (un débouché potentiellement perturbé) ; et la transition vers les pompes à chaleur n'est pas encore assez avancée pour absorber un nouveau choc d'approvisionnement. La trajectoire du Prix Repère pour les prochains mois reflète ces tensions.
Pour les six prochains mois, Selectra projette la trajectoire en appliquant la méthodologie CRE aux références marché PEG, à l'ATRD en vigueur et aux taxes connues. Les mois déjà actés par la CRE portent le badge officiel ; les autres sont des projections, révisées à chaque nouvelle publication mensuelle :
- Juin 2026officiel : 0,11789 €/kWh TTC · −6,1 % sur le mois.
- Juillet 2026projection : 0,12442 €/kWh TTC · +5,5 % sur le mois.
- Août 2026projection : 0,12434 €/kWh TTC · −0,1 % sur le mois.
- Septembre 2026projection : 0,12432 €/kWh TTC · −0,0 % sur le mois.
- Octobre 2026projection : 0,12337 €/kWh TTC · −0,8 % sur le mois.
- Novembre 2026projection : 0,12293 €/kWh TTC · −0,4 % sur le mois.
Quand la projection laisse entrevoir une hausse durable, la fenêtre pour basculer en offre à prix fixe est étroite : les fournisseurs réajustent leurs grilles bloquées dès que les contrats à terme PEG remontent. À l'inverse, en phase de baisse, l'offre indexée capte les baisses sans engagement.
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3 façons de se protéger d'une hausse du prix du gaz
Subir une hausse est un choix par défaut. Trois leviers concrets se combinent pour limiter — voire annuler — l'effet d'une augmentation à venir sur votre budget énergie.
— Le prix fixe (verrouillage)
- Bloque le prix du kWh HT pendant 1 à 4 ans, quel que soit le marché ;
- Couvre intégralement un choc géopolitique ou une vague de froid prolongée ;
- Adapté aux foyers chauffés au gaz (10 000 à 16 000 kWh/an) ;
- Résiliation gratuite et sans pénalité — pas d'enfermement contractuel.
— Le prix indexé (suivi avec remise)
- Remise stable en pourcentage sur le Prix Repère du mois ;
- Suit les baisses du marché sans subir totalement les hausses ;
- Pertinent en phase de marché orienté à la baisse ;
- Bascule possible vers une offre fixe en cas de tension marché.
Le classement des offres à prix fixe pour un foyer chauffé au gaz, triées par budget annuel TTC croissant et rafraîchies à chaque consultation :
- Prix fixe 3 ans
- Biogaz
- Prix fixe 2 ans
- Tarif avantageux
- Prix fixe 1 an
- Prix Selectra vert 2024
Et pour les profils qui veulent capter les baisses du marché tout en conservant une remise garantie, le top des offres indexées sur le Prix Repère :
- Indexé Prix Repère
- Biogaz partiel
- Indexé Prix Repère
- Indexé Prix Repère
- Prix Selectra 2024
Au-delà du choix de l'offre, un troisième levier reste structurel : réduire la consommation. Une isolation des combles, le remplacement d'une chaudière vétuste par une chaudière à condensation ou une régulation plus fine du chauffage diminuent mécaniquement l'exposition au prix du kWh. Sur un foyer à 14 000 kWh/an, une baisse de 20 % de la consommation équivaut à une remise permanente de 20 % sur la facture énergie — applicable quelle que soit l'évolution future du Prix Repère.
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Bouclier tarifaire, suppression du TRV et revalorisations d'accise : les ruptures réglementaires
Trois décisions publiques ont façonné les augmentations du prix du gaz sur la dernière décennie. Comprendre leur enchaînement permet d'anticiper la prochaine rupture — qui viendra mécaniquement avec la prochaine loi de finances ou la prochaine délibération CRE.
Mis en place pour absorber le choc de la flambée énergétique, le bouclier tarifaire a gelé le tarif réglementé du gaz à son niveau d'octobre 2021 pendant près de deux ans. Sans ce dispositif, la CRE a chiffré que le TRV aurait été supérieur de plus de 100 % à son niveau réel sur l'hiver 2022-2023. Selon la Cour des Comptes, le coût total pour les finances publiques s'est élevé à 8,1 milliards d'euros sur la période — dont 4,8 Md€ pour le bouclier classique et 3,3 Md€ pour les aides liées à l'habitat collectif. Le rapport souligne que le dispositif a réduit l'inflation cumulée 2021-2022 de 3,1 points par rapport à un scénario sans intervention.
Le tarif réglementé de vente du gaz pour les particuliers a été supprimé le 30 juin 2023 — application d'une décision du Conseil d'État datant de 2017, motivée par l'incompatibilité du TRV avec le droit européen de la concurrence. La CRE a publié à la place un Prix Repère Gaz mensuel, indicatif et non obligatoire pour les fournisseurs. Cette rupture n'a pas mécaniquement augmenté la facture, mais elle a déplacé tous les contrats vers le marché libre.
L'accise sur le gaz naturel (ex-TICGN) a été quasi-doublée en janvier 2024, passant de 8,37 €/MWh en 2023 à 16,37 €/MWh en application de la loi de finances 2024 — soit un rattrapage de la trajectoire fiscale gelée pendant le bouclier. Pour mémoire, l'accise s'élevait à 4,34 €/MWh en 2016 et 8,45 €/MWh en 2018. La valeur a légèrement reflué à 15,43 €/MWh en août 2025 puis a fait l'objet de nouvelles indexations. Chaque révision se répercute mécaniquement sur le Prix Repère du mois suivant et sur tous les contrats résidentiels, y compris les offres dites « à prix fixe » qui ne couvrent que la composante hors taxes. Le projet de loi de finances annuel donne le calendrier prévisionnel des prochaines hausses.
Ces trois ruptures ont plus pesé sur la facture des particuliers que la totalité des variations marché-de-gros sur la même période. Suivre l'agenda législatif (lois de finances, délibérations CRE de mars-avril) est devenu aussi important que de surveiller le marché PEG pour anticiper les hausses à venir.
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Pour aller plus loin : notre suivi détaillé sur l'évolution du prix du gaz donne le bilan annuel et la projection mois par mois, le dossier Prix Repère Gaz détaille la grille tarifaire actuelle, et la page taxes sur le gaz isole l'impact de l'accise et de la TVA dans le total facturé.
Questions fréquentes sur les augmentations du prix du gaz
Le prix du gaz a-t-il augmenté en mai 2026 ?
En mai 2026, le Prix Repère Gaz publié par la CRE varie de +20,6 % sur le kWh chauffage par rapport au mois précédent. Sur un an, la variation atteint +8,1 %. La grille mensuelle est réactualisée à chaque publication CRE, autour du 10 du mois pour application le 1ᵉʳ du mois suivant.
Pourquoi le prix du gaz a-t-il autant augmenté en 2021-2022 ?
Trois facteurs simultanés ont nourri la flambée : la reprise post-Covid qui a tendu la demande mondiale en gaz, l'invasion de l'Ukraine en février 2022 qui a coupé une part majeure de l'approvisionnement européen depuis la Russie, et la tension sur les stockages européens à l'approche de l'hiver 2022-2023. Le bouclier tarifaire mis en place par l'État a gelé la facture des particuliers entre octobre 2021 et juin 2023, mais le coût d'approvisionnement réel a été, lui, multiplié par trois sur la même période.
Le prix du gaz va-t-il continuer à augmenter en 2026 ?
La trajectoire dépend principalement du marché de gros européen (PEG France) et de la révision annuelle de l'accise sur le gaz naturel. À court terme, la CRE publie chaque mois la valeur de référence pour le mois suivant — la projection au-delà reste un exercice difficile. Les contrats à terme PEG donnent une indication sur 6 à 12 mois mais ne couvrent ni un choc géopolitique ni une vague de froid prolongée. Souscrire une offre à prix fixe est le seul levier qui couvre intégralement contre une hausse future.
Qu'est-ce qui fait augmenter le prix du gaz chaque mois ?
Quatre composantes sont remises à plat à chaque publication CRE. (1) Le coût d'approvisionnement, indexé sur le marché PEG France — c'est le moteur principal des variations mensuelles. (2) Les tarifs d'acheminement GRDF (ATRD), révisés chaque 1ᵉʳ avril. (3) Les frais commerciaux du fournisseur de référence, mis à jour deux fois par an (avril et octobre). (4) Les taxes — accise sur le gaz, CTA et TVA — dont l'accise a été revalorisée à plusieurs reprises depuis 2024 dans le cadre des lois de finances.
Comment se protéger d'une augmentation du prix du gaz ?
Trois leviers se combinent. (1) Souscrire une offre à prix fixe sur 1 à 4 ans verrouille le kWh hors taxes et protège totalement contre une hausse du marché — la résiliation reste gratuite et sans pénalité. (2) Choisir une offre indexée avec une remise stable en pourcentage sur le Prix Repère permet de suivre les baisses sans subir totalement les hausses. (3) Réduire la consommation par des travaux d'isolation, le remplacement d'une chaudière vétuste ou une régulation plus fine du chauffage diminue mécaniquement l'exposition au prix du kWh.
L'accise sur le gaz va-t-elle encore augmenter en 2026 ?
L'accise sur le gaz naturel (ex-TICGN) est fixée chaque année dans la loi de finances. Elle a été revalorisée à plusieurs reprises depuis 2024 pour rejoindre la trajectoire fiscale européenne. Toute nouvelle augmentation est répercutée mécaniquement sur le Prix Repère du mois suivant et sur l'ensemble des contrats résidentiels — y compris les offres dites « à prix fixe », qui ne couvrent que le HT. Le projet de loi de finances de l'année donne le calendrier prévisionnel.